Envoyer cette page à un(e) ami(e)

Dolores Ibarruri Gomez . " la Pasionaria ".

Connue sous le nom de "la Pasionaria" elle est née à Gallarta, bourgade minière proche de Bilbao, le 9 décembre 1895. D'ascendance à la fois basque et castillane, Dolores Ibarruri Gomez était la 8ème d'une famille de 13 enfants. Son père était mineur de charbon. Sa famille avait une vie misérable. Elle eut pourtant la chance, exceptionnelle dans un tel milieu, de fréquenter l'école primaire mais ne put réaliser son rêve de devenir institutrice. Elle entama un apprentissage de couturière, puis fut bonne à tout faire et se maria à 20 ans avec un mineur asturien, Julian Ruiz; ils eurent six enfants dont des triplés.
Son mari l'introduisit dans l'univers militant, les bibliothèques populaires, les bulletins politiques et syndicaux. Elle commença à écrire sous le pseudonyme de la Pasionaria dans "El Minero de Vizcaya."Enthousiasmée par la révolution russe, membre du Parti socialiste en 1917, elle fut de la poignée de militants socialistes qui se tournèrent vers la 3ème Internationale. En 1920, elle était membre du comité provincial de Biscaye lors de la constitution du minuscule Parti communiste espagnol. Belle femme au sourire éclatant et au port de reine, elle fit une carrière obscure mais rapide d'apparatchik marquée par son attachement inconditionnel à Moscou. C'est l'élimination de la vieille garde qui l'amena en même temps que José Diaz, à la fin des années 1920, dans le noyau dirigeant, au comité central en 1930 et au bureau politique au lendemain du VIe congrès, à Séville, en 1932, à la suite de l'élimination de José Bullejos et de son groupe. C'est en mars 1932 qu'elle fut arrêtée à Madrid et maintenue en prison dans la capitale et à Bilbao jusqu'en janvier 1933. En octobre 1934, lors de l'insurrection ouvrière des Asturies, que le P.C.E. rallia au dernier moment, elle était à Madrid où l'insurrection avorta. Elle alla à Oviedo en pleine répression, fut arrêtée, mais finalement libérée et autorisée à emmener les enfants de mineurs qu'elle était venue chercher. Élue en février 1936 député sur la liste du Front populaire aux Asturies, elle devint vice-présidente des Cortes. Le 16 juin, elle répondit à une intervention menaçante du dirigeant de la droite Calvo Sotelo en réclamant l'arrestation des conspirateurs et de leurs complices.