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                                                       Les fonctionnaires en première ligne !  

Il ne se passe pas une semaine sans qu'un membre du gouvernement ou du Medef (qui dirige ce pays en sous main, rappel UMP : Union pour que le Medef préside) ne lance une allusion sur le thème " les fonctionnaires sont des privilégiés " avec comme argumentaire : " les 4,5 millions de salariés de la fonction publique doivent avoir cotisé seulement 37,5 ans pour toucher une retraite à taux plein, alors que les 15 millions du privé doivent, eux, cotiser 40 ans ". 

Ces avis relayés par des médias aux ordres, France 2 semble être la télé privé de la famille Sarkosy comme TF haine est celle de la famille Bouygues, commencent à se répandre dans une certaine opinion publique manipulée malgré elle. 
C'est oublier que les droits des salariés du privé ont été modifiés en 1993 par le gouvernement Balladur qui les a fait passer de 37,5 à 40 annuités et modifié le système de calcul pour diminuer le montant des pensions (sur la base des 25 meilleures années, au lieu des 10 meilleures…). 

Aujourd'hui à droite on veut parfaire l'ouvrage, reculer encore l'âge du départ à la retraite et instaurer le système des retraites par capitalisation. Mais il n'est pas possible d'y parvenir sans avoir ébranlé le régime des fonctionnaires où les plus de 60 ans, quels qu'ils soient, ont droit au repos dans un confort minimum. 

Petit rappel historique : en 1995, Juppé est agité dans ses bottes à cause des grandes grèves de la fonction publique hostile au démantèlement du système de protection sociale (Sécu, retraites…) ce qui conduit à la dissolution et à l'arrivée de la gauche plurielle à Matignon. 
Historiquement à droite on en veut aux " planqués de la fonction publique ", jugés responsables des gaffes de J-C, dont Juppé (à la retraite depuis peu…) fait partie… 

Pour convaincre les Français du bien-fondé de la réforme tous les arguments sont bons (même les plus fallacieux). Un rapport du 17 décembre 2002 de la commission européenne demande à la France un : " traitement équitable " entre salariés du public et du privé. Bien sur le plus mauvais traitement doit être celui qu'il faut appliquer à tous ! Et pourquoi pas le contraire ! Même L'OCDE (qui ne connaît pas EMRON) recommande fortement le développement de l'épargne individuelle…
 
Même si dans le privé on ne dédaigne pas l'argent des subventions publiques et des aides de l'état il n'est pas question que cet argent puisse bénéficier aux " manants " que sont les salariés du public ou du privé. 

De l'argent pour les Seigneurs et les Barons pas pour les paysans de la France d'en bas… 

Francis Mer (actuel ministre des finances et ancien vice-président du Medef) a gagné ses galons de bon gestionnaire à la tête d' Usinor en " restructurant " la sidérurgie française grâce à 85 milliards de francs de subventions publique. 
(Lire à ce sujet : Argent public, fortunes privées. Histoire secrète du favoritisme d'état. Chez Denoël). 
Francis Mer a ensuite domicilié sa nouvelle société après fusion, Arcelor, au Luxembourg, pour montrer l'exemple et éviter de payer trop d'impôt à l'état français… 

Les patrons sont des socialistes ! 
En fait il faut socialiser les pertes et privatiser les profits, c'est tout simple….

Arcelor, Metaleurop, Daewo (qui annoncent les autres) ne risquent rien, les ministres de droite peuvent gesticuler et menacer (en fait cela s'adresse à l'opinion publique pour la rassurer) elles ont bénéficié des largesses de l'état (avec les aides publiques) mais juridiquement les sociétés sont intouchables puisque aucune d'elle n'a de siège social en France… 
Cela faciliterait trop les choses… Comme l'abrogation pour 18 mois des articles les plus contraignants de la loi de modernisation sociale adoptée par l'ancienne majorité de gauche leur a bien facilité les choses aussi et nous disions déjà le mois dernier que c'était de très mauvaise augure pour les salariés…

Lors de son introduction en bourse la Générale des eaux (et Messier) bénéficie d'un cadeau fiscal de 3,8 milliards d'Euros, puis de 8,8 milliards lors de la fusion Vivendi - Universal auxquels il convient d'ajouter les 4 milliards lors de l'attribution des licences UTMS. 

Tout cela pour que Messier conduise son groupe au bord de la faillite….

L'argent du contribuable n'est pas perdu pour tout le monde… 

Avec de l'argent public Dassault (Membre de l'UMP) met au point un logiciel qui n'est pas dans les avions mais dans Dassault Systèmes, sa " petite " fortune privée. 

Arnault met la main sur Boussac pour un franc symbolique mais après que l'État injecte 1 Milliard de francs de subventions..., la découpe et la revend….

L' État fait le ménage à la SFP et finance un plan social de 48,5 millions d' Euros puis vend l'entreprise à Bolloré pour 4,57 millions d'Euros, alors qu'elle est évaluée entre 35 et 61 millions.( Petits cadeaux entre amis….)

1996 : Pinault rachète la SCOA un franc symbolique. Il achète aussi son déficit fiscal... 
Ainsi il économise 97,47 millions d'Euros d'impôts ! C'est connu son groupe PPR ne lui rapporte pas un centime…

Aujourd'hui que les amis de ces messieurs sont au pouvoir ont peut continuer à supposer le pire…

Pas pour leurs bénéfices, mais pour l'emploi, les retraites, la Sécu… 

Décidément quels profiteurs ces fonctionnaires ! Salauds ! Parasites ! Feignasses ! 

Free Warriors Le 28.01.2003 

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