LE PRINCIPE DE L'ILLUSION.

L’Assemblée, les élus et le gouvernement de la république voudront-ils bien entendre ce que l’opinion publique, les salariés licenciés et tous les autres salariés solidaires (car peut-être menacés demain), c’est à dire l’immense majorité de l’électorat, voudraient bien qu’ils intègrent. 

C’est à dire que les licenciements dits : « de convenance boursière » type Danone et toutes les autres manœuvres (fusions d’entreprises, externalisations, délocalisations) visant à amplifier encore plus le profit et les marges d’entreprises déjà très rentables doivent devenir impossibles et /ou illégales. 

Les buts recherchés sont identifiés : rendre illicites les licenciements de convenance boursière,  définir les critères permettant de caractériser les “ difficultés économiques ”, attribuer aux Comités d’entreprise un droit suspensif des licenciements (droit de veto), frapper de nullité toute décision ne respectant pas la législation, étendre le champ des garanties offertes par les “ plans sociaux ou de sauvegarde de l’emploi ”, renforcer l’exigence de recherche de reclassement, supprimer les aides publiques aux entreprises prospères qui licencient et exiger le remboursement des aides déjà perçues.

Le paradoxe en économie est que la logique est difficile à contourner mais que celle-ci peut devenir elle-même, d’une part complètement immorale, et d’autre part extrêmement paradoxale. 

Que penser d’un système qui : pour produire moins cher, rester compétitif ou augmenter les profits (quel que soit l’alibi utilisé), consiste à licencier ici des salariés- consommateurs pour employer ailleurs des salariés qui ne le seront jamais. 

Au bout du compte si l’entreprise licencie ses clients où se dirige t’elle ? 

C’est la question que pose le boycott et il faut lui reconnaître ce mérite, le salarié dit : « licenciez nous et nous refuserons de consommer » et sans consommateur une entreprise n’existe plus. 
L’entreprise se doit de prendre conscience du fait que le salarié n’existe pas par elle mais qu’en fait c’est exactement le contraire, le salarié-consommateur possède une dimension économique, le salarié-citoyen une dimension politique, le salariés-individu une dimension humaine. 

Vouloir nier les différentes dimensions des personnes ou ne pas en tenir compte c’est, au-delà de la manipulation des consciences vouloir se transformer en une machine monstrueuse et froide, autosuffisante et déconnectée des réalités, qui ne peut pas survivre ou qui pour survivre doit engendrer des cataclysmes, des inégalités, des famines, des guerres, tout ce que les consciences individuelles refusent… Alors ? 

Alors qui par tout le mal qu’il se donne peut-il rajouter un centimètre à sa taille ou une seconde à sa vie ? 
Quel est le prix de la souffrance ? 
Combien pour pouvoir continuer à se regarder dans la glace en souriant ? Quelle est la vraie richesse ? 
Quelles sont les illusions ? 
Quelles sont les vrais valeurs ? 

Ces choix et ces réponses ne sont pas économiques. Vous voulez savoir ce qui est important ? 
Il faut raisonner aux limites. Qu’aurez-vous en tête à la fin de votre vie ? 
A la dernière seconde à quoi penserez-vous ? 

A vos richesses matérielles accumulées, à votre compte en banque ou au bien et au mal que vous aurez fait aux autres ? 
Qui sommes-nous ou que sommes-nous ? 

Autant choisir aujourd’hui car plus tard sera peut-être trop tard… 

Les Tibétains disent : Ce qui est né mourra, Ce qui a été rassemblé sera dispersé, Ce qui a été amassé sera épuisé, Ce qui a été édifié s’effondrera, Et ce qui a été élevé sera abaissé. 
Et encore : Peu importe avec quelle force on presse une poignée de sable, on n’en tirera jamais d’huile.

Chercher la paix, l’harmonie et la sérénité dans le pouvoir, la gloire ou l’argent n’est-il pas aussi vain que de presser une poignée de sable à la force atomique ?    

FREE WARRIORS.    

                                                               

Textes précédents : 
Économie et Morale.

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