|
|
|
|
| LA
RELATION D' AIDE
Difficultés à dépasser pour mener l’entretien d’aide. |
|
La
peur de l'entretien Certains
peuvent avoir peur de l'affectivité d'autrui, peur devant leurs propres réactions
affectives, peur de ne pas savoir conduire
un entretien... toutes ces peurs proviennent du manque d'assurance
et du manque de méthode. L’intervenant
est souvent porté à « sur compenser » en s'enfermant dans un
système strict ( remplir une fiche toute prête ) ou dans une attitude
rigide. C'est d'ailleurs ce type de défense qui apparaît sous diverses
justifications lorsque l’on propose à un intervenant un stage ou une
cession de perfectionnement pour forger une nouvelle méthode.
La
peur des silences Les
motivations semblent être : -
la peur du vide comme phénomène du néant, générateur lui-même
d'angoisse. -
l'impression de perte de temps, engendrant l'impatience. -
l'impression d'inefficacité personnelle, déclenchant la sensation d'anéantissement
personnel ou de culpabilité. -
la peur d'être jugé par l'autre qui s'enferme dans ses pensées ( et
dans le mutisme ) sans explications. - la peur magique et non rationnelle du silence comme s'il portait en lui une menace, signe précurseur d'une explosion prochaine du sujet ou pourquoi pas d'une catastrophe cosmique ! Difficulté
à rester centré sur le sujet sans avoir d'initiative majeure Certains
intervenants ont l'impression que s'ils n'interviennent pas positivement,
on va "s'égarer». Ils veulent "savoir où on va" et aller
où ils croient devoir aller. Cercle vicieux effroyable puisque pour
comprendre, il faut aider le sujet à s'expliquer sans induire de réactions
parasites, et l'on ne peut savoir où l'on va avant qu'il ne s'explique
complètement, qu'il ne dévoile toutes ses réticences. Une
sorte de confusion s'opère mentalement entre l'initiative et l'efficacité. Cependant
ici se cachent non seulement des "tempéraments" ou des
habitudes, mais encore le désir non conscient de garder la supériorité,
d'assouvir une volonté de puissance, d'être considéré comme actif
ayant des initiatives, de rester le "directeur" de l'entretien,
c'est à dire d'avoir ( et de montrer ) une autorité. Difficultés
morales Ce
sont des difficultés à admettre l'entretien comme une technique, par
crainte de "manipuler" le sujet, de lui "tirer à son insu
les vers du nez" ou par souci moral de faire de l'entretien un
dialogue vrai où l’intervenant s'engage tout autant que la personne. Supposons que ces objections de conscience soient sincères, c'est à dire que ces arguments ne soient pas des écrans ou des rationalisations secondaires cachant un désir de conserver des habitudes, une foi en une intuition incontrôlée, et la peur du changement. On voit bien que la solidarité, l'amitié, l'affection, le "nous" ont été un moment historique dans le tâtonnement vers la relation efficace et que les deux objectifs qui sont rappelons-le : -
Comprendre le problème dans les termes où il se pose pour telle personne
singulière dans son existence singulière, -
Aider le sujet à évoluer personnellement dans le sens d’une meilleure
adaptation aux réalités économiques, psychologiques et sociales, sont
plus sûrement atteints par la méthode de centration sur le sujet. Mais
Il est temps de montrer que, même si l'implication
du genre
affectif soit à proscrire, un engagement
vrai de l’intervenant
dans l'entretien est possible et souhaitable. Cet
engagement se réalise selon deux axes connexes : -
par l'effort d'empathie - par l'authenticité. |
|
|
|
|