Larzac 2003 : Jose Bové annonce une rentrée brûlante… 

 
Le rassemblement Larzac 2003 contre la mondialisation et pour contrer la prochaine conférence de l'OMC à Cancun (Mexique) le 6 septembre et préparer la rentrée sociale est plus qu'un succès.
 
Ce succès a dépassé les espérances des organisateurs, le collectif "Construire un monde solidaire" - constitué notamment de la Confédération paysanne, d'Attac, de l'union syndicale G10-Solidaires, de la FSU ou encore de Greenpeace. 
Prés de 200 000 personnes se sont retrouvées sur le plateau du Larzac et pour des raisons de sécurité il a fallu fermer tous les accès au site…
 
José Bové dans son discours de clôture a déclaré que l'on doit mettre chaque gouvernement sous contrôle citoyen. Il invite chacun à faire de la réunion de Cancun "
un échec " il est aussi nécessaire de s'inviter à l'université d'été du Medef en région parisienne à partir du 26 août. Puis de manifester le 6 septembre partout en France pour la première journée contre l'OMC. Enfin, il faut se mobiliser jusqu'au 14 en montant des "actions citoyennes". Soit en visitant le siège des multinationales, soit en poussant le désormais célèbre "cri primal" des intermittents afin de faire "triompher la vie".

Le porte-parole de la confédération paysanne appelle à ce que chaque procès intenté pour "
délit de solidarité" ou arrachage d'OGM devienne une tribune pour les "droits de la résistance". Rendez-vous est donc donné pour soutenir, le 17 septembre à Agen, ceux qui s'en sont pris à l'incinérateur de Fumel, responsable de rejets de dioxine dans l'atmosphère.

José Bové estime que cette année, il y a eu une catalyse : "
nous avons réuni la mobilisation contre l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et les mouvements sociaux qui luttent contre la politique néolibérale du gouvernement Raffarin.

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Les partis de gauche vont être obligés de se situer par rapport à ce rassemblement du Larzac. Notamment sur la question de la mondialisation, qui fait débat chez eux. Tant que ces partis de gauche n'auront pas tranché, le dialogue avec le mouvement social sera très difficile. J'espère qu'ils nous répondront dès leurs universités d'été. Car, et ce n'est pas de la prétention chez nous, la rentrée sociale, elle, s'est faite ce week-end, au Larzac. "
Pour septembre José Bové prévoit une rentrée sociale non pas chaude… mais brûlante…

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Nous devons préparer un mois de septembre qui soit un mois non pas chaud, mais brûlant, où tout le monde doit être dans la rue

Les questions du développement, "durable" ou non, des sociétés humaines, les polémiques sur la généralisation des cultures OGM ou sur l'accès des pays pauvres aux médicaments, sur les subventions agricoles comme celles sur le réchauffement climatique ou la régulation de la mondialisation, sont de plus en plus brûlantes, et au cœur de toute politique citoyenne au 21ème siècle. 
José Bové a donc raison de demander un débat national sur les thèmes du prochain sommet de l'OMC. 

A ce titre il faut exiger un débat pour que le gouvernement Raffarin "
écoute les citoyens ".

Une quarantaine de personnes, principalement issues du réseau No vox (Droit au logement, Droits devant !, AC!...), ont démonté le stand du Parti socialiste, samedi 9 août, vers 16 heures. 
Depuis le début de la matinée, dans les forums, le nom de Lionel Jospin était conspué. 
Les militants socialistes présents dans le stand, relégué au fond du site de "Larzac 2003" avec le PCF et les Verts, ont dû faire face à de vives interpellations.
"
Le PS n'a rien à faire ici, il a mené une politique de droite. Ce que fait le gouvernement aujourd'hui est dans la continuation du gouvernement Jospin ", s'est justifié Jean-Claude Meunier, le secrétaire fédéral du DAL.
 
Annick Coupé, porte-parole du G-10 Solidaires (SUD, etc.) : "
Nous repartons beaucoup plus forts qu'il y a 48 heures, a-t-elle souligné. Ce gouvernement arrogant a essayé de nous faire baisser la tête. Il s'est lourdement trompé. Nous sommes encore plus déterminés à nous battre contre la régression sociale. le combat des mois à venir, c'est la protection sociale". L'enjeu financier est important pour les multinationales qui n'attendent que la privatisation de la Sécurité sociale et de la santé". 

Gilles Saynati, du Syndicat de la magistrature, a dénoncé la théorie de la tolérance zéro et les atteintes aux droits de la défense. "
Sarkozy n'est qu'un épiphénomène. Toutes les procédures adoptées évacuent la contradiction et le rôle de l'avocat, a-t-il affirmé. On casse complètement l'individu pour de petites broutilles. Pendant ce temps, il n'est plus question de la délinquance financière."

Jean-Claude Amara, du mouvement Droits devant, a fait huer la "
criminalisation de la misère". "Si nous nous mobilisons, les sans-logis, les sans-droits, les sans-travail, les sans-papiers, nous sommes un danger monumental pour le capitalisme. Groupons-nous, ne laissons pas un espace entre nos luttes ! "

Sur le projet d'Accord général sur le commerce et les services (AGCS) : "
Les seuls services qui en sont exclus sont ceux qui n'entrent pas en concurrence avec le privé, c'est-à-dire la police, la justice et l'armée... et encore ", a expliqué Pierre Barge, membre de la Ligue des droits de l'homme et du collectif contre l'AGCS.

Une participante a Larzac 2003 :
"
Il y a beaucoup de valeurs auxquelles on tient qui sont en danger. On est tous un peu perdus. On se demande où est la gauche. On regarde autour de nous et on se dit qu'elle est ici. Du coup, on se sent un peu moins seuls."


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